Un climat menaçant règne sur le Brésil !


Photo: Ricardo Stuckert


Un climat menaçant règne sur le Brésil !

Démocratie en danger !

Au Brésil, un coup d’état comme ceux arrivés au Honduras et au Paraguay, orchestré par le pouvoir judiciaire, le parlement, les grands médias et appuyé par les donneurs d’ordre américains entre dans sa deuxième phase. Dans la première, la présidente Dilma Rousseff, réélue démocratiquement en octobre 2014, a été destituée par un parlement corrompu lors d’un véritable putsch légal. Lula da Silva a été condamné sans preuves dans un procès truqué dont le seul but était de l’empêcher de participer aux élections du 7 octobre 2018. Malgré l’avis de la Commission des Droits de l´Homme de l’ONU et l’intervention de nombreux juristes internationaux pour dénoncer le manque de fondement juridique à ce prétendu procès, Lula reste en prison. Lula est un prisonnier politique et malgré son immense popularité, il s’est vu interdire le droit d’être candidat.

De plus en plus isolé, le gouvernement putschiste continue à mettre en place les mesures économiques néolibérales : remise en cause des droits des travailleurs, vente des entreprises nationales comme Eletrobras et Embraer à de grands groupes internationaux, gel pour plus de vingt ans des investissements dans le secteur de la santé et de l’éducation.

De plus, les institutions démocratiques brésiliennes ne résistent pas aux pressions des secteurs les plus obscurantistes, aux aguets dans la société brésilienne ; une partie de l’armée, de la police militaire, du pouvoir judiciaire, des pans entiers des « églises » ultra-conservatrices soutiennent le retour à l’ordre moral et à la notion d’ennemi intérieur . Les conséquences se font sentir dans tout le Brésil: agressions et assassinats contre syndicalistes, militants politiques, sans terre, universitaires, féministes. Le meurtre de Marielle Franco, conseillère municipale de Rio de Janeiro et féministe, est un exemple notoire de cette situation de haine.

La deuxième phase du coup d’état a réveillé la bête fasciste. Elle renaît avec un candidat d’extrême droite raciste, homophobe, sexiste et pro-armes qui est en tête des intentions de vote à quinze jours des élections. Des généraux ont été placés depuis deux ans à des postes stratégiques de l’appareil d’État brésilien. L´assesseur du ministre du Suprême Tribunal Fédéral est un militaire de réserve, le général Fernando de Azevedo e Silva. Le général Hamilton Mourão soutient la campagne de Jair Bolsonaro et en serait le vice-président. Le chef des Armées, le général Villas Boas se permet des ingérences dans le processus électoral. L’Armée menace d’intervenir si le candidat issu des urnes ne correspond pas à ses attentes.

Dans ce contexte, le Comité International de Solidarité envers Lula et pour la Démocratie au Brésil à Paris, appelle toutes les organisations politiques, les syndicats, les associations, les démocrates à agir pour dénoncer la situation au Brésil. Du 1er au 5 octobre, nous vous proposons d’organiser des actions. Chacun est libre de façonner son initiative : débat au sein de son organisation, diffusion de cette lettre, sit-in, lettre au Ministère des Affaires Étrangères … Le site liberezlula.org peut diffuser toutes les initiatives.

Il faut que nous réussissions à sortir de la tenaille fasciste qui menace nos libertés !

Plus que jamais la solidarité internationale est nécessaire !

Liberté pour Lula ! Lula Libre !

Pour un Brésil démocratique !

Contacter le Comité :
[email protected]
Site internet : LiberezLula.org
Facebook: www.facebook.com/comitelulalibre/

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