Dossier de presse 14/08/18

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DEFENDRE LULA POUR DEFENDRE LA DEMOCRATIE AU BRESIL

Le Comité « Lula libre » a appelé à se rassembler le mardi 14 août dernier, à 18h30, place de la République à Paris.

Pourquoi ? 

Lula a été désigné par son parti, le Parti des travailleurs (PT) du Brésil, pour être son candidat à l’élection présidentielle du 7 octobre 2018. Le 15 août a été le dernier jour pour que les partis et les coalitions enregistrent leurs candidats au Tribunal électoral. 

Lula, condamné sans preuves, a été emprisonné le 7 avril 2018. Son droit citoyen à être candidat est ainsi gravement menacé. Nous avons appelé les citoyens français, les travailleurs, les jeunes, les militants politiques et syndicaux, les partisans de la démocratie et des libertés à se rassembler à Paris, mardi 14 août à 18h30 Place de la République. 

Avec un seul mot d’ordre : Lula est innocent ! Lula doit être libéré ! Lula doit avoir le droit de se présenter aux élections présidentielles !

Pour quoi Lula a été condamné ? 

Le 12 juillet 2017, Lula a été condamnée à neuf ans et six mois de prison pour « corruption passive et blanchiment d’argent ». Le 24 janvier 2018, sa peine a été aggravée : il a en effet été condamné en appel à douze ans et un mois de prison. Cet alourdissement de la peine, relève de la manœuvre juridico-politique. Son but est que Lula reste en prison au moins jusqu’au lendemain des élections. 

Lula a été condamné sans preuves, dans un procès truqué et politique. Aucune preuve tangible n’a été présentée au cours du procès Cela a été déjà démontré par des nombreux spécialistes juridiques, magistrats du Brésil et du monde entier. Sa condamnation « repose sur la présomption du juge. Présomption non pas d’innocence qui joue en faveur de toute personne qui passe devant un tribunal, mais sur une présomption de culpabilité ». 

L’historien du Brésil Antoine Acker, dans le quotidien suisse Le Temps, s’étonne des conditions de détention de Lula : « Pourquoi l’ancien président du Brésil Lula est-il confiné en cellule d’isolement, privé de la plupart de ses visites et interdit de parole publique ? Ce traitement d’exception, habituellement réservé aux criminels dangereux, soulève des interrogations ». Pour Acker : cette condamnation est la «continuité de l’impeachment (c’est-à-dire la destitution) de Dilma Rousseff ». Elle est la continuité du coup d’Etat qui a frappé le Brésil et son peuple en 2016. 

Le Brésil est-il encore un pays démocratique ? 

Le Brésil vit aujourd’hui en système « d’exception ». Il peut être  assimilé à une dictature, sans militaires à la tête de l’Etat. Un Etat dont les trois pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire, minés par la corruption, ne remplissent plus leurs fonctions démocratiques. 

La présidente Dilma Rousseff, démocratiquement réélue en octobre 2014 a été destituée par un véritable « putsch légal » en avril 2016. Comme beaucoup de pays d’Amérique latine, le Brésil a subi le joug d’une sinistre dictature militaire, de 1964 à 1985 : interdictions des partis et des syndicats, suspension des libertés démocratiques, torture, assassinats  déguisés en « disparitions ». Bien entendu, après la fin de la dictature, des institutions démocratiques ont été mises en place. Mais les institutions issues de la dictature n’ont pas toutes disparu, leurs structures n’ont pas toutes été modifiés. Des secteurs de l’armée, de la police militaire, de la justice ont perpétué et préservé l’héritage de cette dictature. Vingt et un ans de dictature ne s’effacent pas du jour au lendemain. 

Un coup d’état a eu lieu au Brésil ? 

Un coup d’état « légal », comme ceux arrivés au Honduras et au Paraguay, a été organisé par une bonne partie des pouvoirs de la République, avec la participation active du Judiciaire, du Parlement, des grands medias, sous le regard bienveillant des autorités étasuniennes et du grand capital national et international. Un sénateur de droite, Romero Juca, dans une conversation enregistrée à son insu, avait évoqué un « accord national entre le Tribunal suprême fédéral, et des généraux de l’armée  pour en finir avec Dilma ». Une majorité de députés, dont beaucoup sont poursuivis pour corruption, ont voté sa destitution, l’un d’entre eux rendant hommage, à cette occasion, au colonel qui avait torturé Dilma lorsque celle-ci, alors jeune militante, avait été arrêtée pendant la dictature. 

Ce n’est pas seulement Lula et Dilma qui sont victimes de cette remise en cause des libertés démocratiques au Brésil. Des milliers de militants politiques, syndicaux, d’universitaires, de simples citoyens ont été menacés, mis en prison ou assassinés. L’exemple le plus médiatisé en France et dans le monde a été celui de l’assassinat de Mariele Franco le 14 mars 2018. Conseillère municipale de Rio, militante noire et féministe, membre du Parti Socialisme et  Liberté (PSOL) et son chauffeur ont été assassinés, parce que elle enquêtait sur les exactions de l’armée dans les favelas, résultat de l’intervention militaire dans l’Etat de Rio, voulue par Michel Temer, président de fait, président non élu. 

Oui, le Brésil n’est plus un Etat démocratique. 

En quoi cela concerne les citoyens français ?

Les libertés et la démocratie ne se divisent pas. Quand les libertés et la démocratie sont mises en cause quelque part, cela concerne tout le monde. Lula doit être libéré. Il doit avoir le droit de se présenter aux élections présidentielles comme candidat du Parti des travailleurs. C’est une exigence démocratique élémentaire. Et cela, quoi que l’on pense des idées de Lula et de son parti, de son action passée et présente. D’autant qu’il est devenu pour le peuple brésilien, le symbole de ses libertés et de la démocratie. C’est au peuple brésilien et à lui seul de décider qui le représente. Le mouvement ouvrier français a de grandes traditions de solidarité internationale. Il a la  responsabilité d’alerter l’opinion publique démocratique en France.

Qu’est-ce que le « Comité Lula libre » de Paris ? 

Le Comité « Lula libre » a été constitué à Paris, le 6 avril 2018, à l’occasion de la visite en France de Luiz Dulci, vice-président du Parti des travailleurs lors d’une réunion à la Bourse du travail. Y participaient des organisations syndicales comme l’Union départementale CGT de Paris, des associations et des fondations, parmi lesquelles la Fondation Jean Jaurès, France Amérique latine et beaucoup d’autres, des organisations politiques brésiliennes en France, comme la cellule du PT de Paris ou le PSOL, et des organisations politiques françaises, notamment la France insoumise, le Parti communiste français, le Parti ouvrier indépendant, le Parti ouvrier indépendant démocratique, et aussi des militants, des citoyens, des universitaires à titre individuel. Le 8 avril il a lancé un manifeste d’adhésion lors d’un rassemblement, Place de la République. 

Qu’est-ce que le Comité international de solidarité avec Lula et la démocratie au Brésil ?

Ce Comité international de solidarité avec Lula a été créé par la Centrale Unique des Travailleurs, CUT, le 15 mars 2018 au Forum social mondial à Salvador de Bahia. Il est présidé par un diplomate de notoriété internationale Celso Amorim, ancien ministre brésilien des affaires étrangères. Dans leur diversité, les forces qui le composent, demandent que Lula soit libéré et qu’il puisse être candidat du PT aux élections présidentielles. 

Lula est innocent ! Lula doit être libéré !

Lula doit avoir le droit de se présenter aux élections présidentielles !

Contacter le Comité :

[email protected]

https://www.facebook.com/comitelulalibre/

Site internet : LiberezLula.org

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